vendredi 2 juin 2017

1 CORINTHIENS 11

V 1 : imitez-moi !

Il fait nul doute que le premier verset de ce chapitre se rattache à la section précédente. Si toute l’Ecriture est inspirée de Dieu, les divisions qui séparent le texte biblique en chapitres et versets sont de source humaine. Pour la cohérence du développement de l’argumentaire de Paul sur le sujet éthique de l’usage de notre liberté en Christ, peut-être eut-il mieux fallu inclure ce verset dans le chapitre précédent.

Pour être le plus complet possible, l’enseignement de la Parole de Dieu a besoin de modèles qui l’incarnent. Jésus, qui a passé beaucoup de temps à enseigner Ses disciples, le savait : rien ne valait l’exemple pour faire entrer dans le cœur de ceux qu’Il voulait former les principes par lesquels ils Lui ressembleraient (Jean 13,2 à 4.12 à 15). Il est possible que, par manque d’intelligence, quelqu’un ne comprenne pas toute la finesse et la cohérence de la logique suivie par Paul pour répondre aux questions qui lui ont été posées. Il n’y a pas de raison pour autant de passer à côté de ce que dit l’apôtre. Car s’il arrive que l’on ne puisse tout comprendre, on peut voir et imiter. Autant l’enseignement est important, autant la vie qui l’incarne compte. C’est pourquoi la priorité première du Christ en appelant Ses disciples ne sera pas de dire : « Asseyez-vous à Mes pieds et prenez note de ce que Je vais vous dire ! », mais « Venez et voyez ! » (Jean 1,39). Le but de la sélection du Christ, en appelant les douze, n’était pas d’en faire des étudiants, mais des disciples qui apprennent par la méthode de la vie partagée (Marc 3,14). C’est aussi cette méthode qu’emploiera Paul pour former les chrétiens à ressembler de plus en plus à Christ (Philippiens 3,17).

Sans négliger la valeur de l’enseignement, l’apôtre Paul nous rappelle ici l’importance de la transmission du modèle qu’est Christ par les imitateurs que sont Ses disciples. Le modèle suprême que nous avons à imiter est bien celui de Jésus. Mais le Seigneur n’étant plus parmi nous physiquement, il se peut que, pour beaucoup, la formule reste trop abstraite. Si nous ne pouvons plus voir Jésus, il nous reste une chose : porter les regards sur ceux qui, parmi nous, marchent sur Ses traces et reproduisent à l’identique les traits qui ont marqué Sa vie. Jésus était un serviteur. Il nous faut donc servir comme Il a servi, de manière à ceux qui sont des apprenants du Christ sachent que c’est cette voie qu’ils doivent emprunter s’ils veulent Lui ressembler. Jésus était un homme sans compromis, d’une fidélité sans faille dans l’obéissance à la volonté de Son Père. C’est aussi cet exemple que nous devons dupliquer de manière à ce que, dans chaque génération, ce modèle d’intégrité soit perpétué dans Son Eglise. Si notre mission est de former et d’enseigner, notre tâche première est d’imiter Jésus ou le modèle de ceux qui le font.

« Lorsque nous parlons de la vie du disciple chrétien comme « d’une ressemblance au Christ », nous ne voulons pas dire que les chrétiens sont obligés d’imiter la vie terrestre du Jésus galiléen du 1er siècle dans ses moindres détails. Il nous arrive souvent de composer, à partir des récits de Jésus, un portrait de son caractère, de son comportement, de ses priorités, de ses valeurs, de ses réactions et de ses intentions. Nous cherchons alors à être « à l’image du Christ » en reflétant ce que nous savons de Jésus dans nos propres choix, comportements et réactions. Paul invoque ce genre de raisonnement en Philippiens 2 à propos de la question de l’humilité et de la priorité des autres : « Ayez en vous les dispositions qui sont en Jésus-Christ. »[1]

 Que Dieu nous donne de nous d’être des reflets de Jésus dans ce temps où tant de confusion règne au sujet de ce que le terme chrétien signifie (cf Actes 11,26).

V 2 à 16 : l’homme et la femme devant Dieu

Si Paul a la liberté d’être franc dans les reproches qu’il adresse aux Corinthiens, il est aussi capable de les féliciter lorsqu’il y a lieu de le faire. C’est ce qu’il fait ici au sujet du respect dont les Corinthiens font preuve à l’égard des traditions qu’il leur a transmis, dont il va maintenant aborder le sujet. Si Paul va en corriger la mauvaise pratique, il veut par son introduction signifier clairement qu’il ne fait pas de généralisation. Les Corinthiens dans leur majorité n’étaient pas des rebelles. Mais il y avait parmi eux une frange de contestataires notoires qu’il fallait reprendre. C’est ce à quoi s’emploie l’apôtre dans sa lettre.

La première tradition à laquelle Paul fait référence est celle qui touche à la tenue de la femme dans l’assemblée. « Dans tout l’Orient et aussi en Grèce, les mœurs voulaient que les femmes ne parussent en public que voilées et avec les cheveux longs, tandis que les hommes les portaient courts. On attachait aux usages contraires des idées d’inconvenance, sinon d’immoralité. Or, à Corinthe, on avait commencé à mépriser sur ce point l’opinion publique. Les femmes assistaient sans voile aux assemblées de l’Eglise, se fondant sans doute sur le principe de liberté chrétienne prêché par Paul lui-même, et sur celui de l’égalité entre homme et femme devant Dieu (Galates 3,28).[2] » Comme à son habitude, Paul ne va pas polémiquer sur le sujet. C’est de l’Ecriture qu’il va tirer les arguments justifiant la conduite qu’il va indiquer comme règle à suivre aux chrétiennes de Corinthe.

En premier lieu, Paul rappelle les principes d’autorité intangibles qui gouvernent les relations humaines en Dieu. Si une réflexion doit être menée sur la tenue de la femme dans les assemblées, c’est dans ce cadre établi par Dieu qu’elle doit l’être. Aucune question liée à la conduite du chrétien, si triviale puisse-t-elle paraître, ne saurait être détachée du cadre théologique posé par l’Ecriture pour notre relation avec Lui et dans la communauté. En son sein, le chef de tout homme, dit Paul, est le Christ. C’est à Lui que, pour sa conduite, le chrétien, qui il soit, est redevable. Le chef de la femme, par contre, est l’homme. Comme l’homme n’est pas libre d’agir comme il l’entend, à cause de Christ, la femme n’a pas la liberté, à cause de l’homme qui est son référent, de se conduire comme il lui plaît. Dans tout ce qu’elle est et ce qu’elle fait, la femme doit chercher à rendre honneur à l’homme, comme l’homme à Christ. Pour que l’homme et la femme saisissent la portée de ce qu’il veut dire, Paul donne comme modèle de conduite à ce sujet le Christ. Car Christ aussi avait un chef qui était Dieu, Son Père. De même que le Christ ne s’est pas complu en Lui-même, mais, qu’à chaque moment, dans chaque détail et aspect de Sa vie, Il a cherché à honorer Son Père, l’homme doit agir de même envers Lui et la femme envers l’homme.

Que signifie, qu’implique le respect de ce cadre d’autorité pour ce qui touche à la tenue de l’homme et de la femme dans l’assemblée ? Paul l’explicite clairement ! Tout homme qui prie ou prophétise la tête couverte fait preuve d’un comportement irrespectueux et inconvenant qui fait honte à Christ, son chef. Aussi libre que soit le chrétien, il ne l’était pas au point d’aller contre les coutumes de l’époque qui voulaient que, par respect, on se découvre la tête lorsqu’on s’adresse à Dieu ou qu’on participe à des cérémonies religieuses. De même, toute femme qui prie ou se pose en prophétesse dans la communauté déshonore son chef, l’homme, si elle le fait sans porter un voile sur sa tête. Si les privilèges spirituels des femmes sont les mêmes que ceux des hommes en Christ, cette vérité ne les dispense pas de se conformer aux marqueurs culturels de la société dans laquelle elles vivent, cela d’autant plus s’ils valident la pensée de Dieu sur l’ordre qu’Il a voulu établir pour le bon fonctionnement des relations des êtres humains avec Lui et entre eux.

La question donc n’est pas discutable. A l’époque où Paul s’exprime, dans la culture dans laquelle vivaient les Corinthiens, voir une femme sans voile dans le cadre d’une assemblée cultuelle ne pouvait que choquer. C’était, aux yeux de ceux qui la côtoyaient, comme si elle avait les cheveux courts, ce qui était inconcevable en ce temps. La tenue de l’homme chrétien dans l’assemblée ne doit tendre qu’à un seul but : être le reflet, l’image de la gloire de Celui qu’il a pour but de vénérer : Dieu. La vocation première de la femme, quant à elle, vise dans l’ordre créationnel une seule chose : qu’elle soit la gloire de l’homme, son mari. Si, par elle, dit le livre des proverbes, la réputation de son mari en est grandie aux portes de la ville, elle aura atteint le but que Dieu avait en vue pour elle (Proverbes 21,23).

Pourquoi en est-il ainsi ? Quelle autorité, pourrait alléguer des contestataires, fonde la légitimité d’un tel ordre ? Celle-ci, dit Paul, repose sur une seule réalité : celle de l’ordre dans lequel la création de l’homme et la femme s’est faite. En effet, rappelle Paul, à la genèse de l’humanité, ce n’est pas la femme qui a été faite en premier, mais l’homme. Celui-ci a de fait prééminence sur la femme. De plus, la femme n’a pas été faite comme l’homme, à partir de rien. Mais, selon le texte biblique, elle a été tirée de lui, après que celui-ci ait été endormi par Dieu (Genèse 2,21-22). Parce qu’elle procède de lui, la femme est appelée à porter sur elle une marque de l’autorité dont elle dépend. Dans la culture corinthienne et orientale de l’époque, le port du voile était ce marqueur. Il était le signe manifeste, pour les autorités visibles et invisibles, de la soumission de la femme à l’ordre créée et du respect qu’elle portait à son mari. Certes, la dépendance de la femme envers l’homme n’est pas unilatérale. Si la première femme a été tirée de l’homme, tous les hommes qui ont suivi sont nés de femmes, si bien que les uns (les hommes) sont indissociables des autres (les femmes) pour leur existence. Tout cela, dit Paul, vient de Dieu qui a voulu que tous dépendent de Lui et de l’altérité sexuelle qui marque l’humanité pour leur existence.

Que conclure ? Que la liberté dont jouissent les enfants de Dieu ne s’exerce pas au mépris des convenances. La culture de l’époque de Paul exigeait qu’une femme qui s’adresse à Dieu soit voilée. Qu’elle se voile ! Ce marqueur est-il valable pour toutes les générations et dans toutes les cultures ? Ou faut-il plutôt réfléchir à l’application du principe défendu ici par Paul dans la culture à laquelle nous appartenons ? Quoi que penchant vers la seconde proposition je ne vais pas trancher ici. La nature, dit Paul d’autre part, enseigne que, même sans voile, les cheveux longs sont l’ornement donnée par Dieu aux femmes, une marque de la féminité. En contraste, les cheveux courts sont l’apanage de la masculinité, une caractéristique de l’identité de l’homme. Le chrétien, la chrétienne doivent être les premiers dans la société à promouvoir l’ordre voulu par Dieu dans la création. Ils ne sont appelés dans leur comportement à n’être ni des révolutionnaires, ni des contestataires de cet ordre. Que toute leur conduite, leur tenue, leur habillement reflètent leur volonté de rendre à Dieu la gloire qui Lui est due pour Ses bienfaits pour eux !

V 17 à 34 : sur la conduite lors de la Cène

Après l’instruction qui touche à la tenue de la femme et aux convenances qui ont cours dans l’assemblée, Paul aborde la pratique d’une autre tradition pour laquelle, dit-il, il ne félicite pas les Corinthiens. Il s’agit de la tradition éminemment significative du repas du Seigneur en souvenir de Son sacrifice expiatoire pour le salut de Ses élus. A cause de la charge symbolique qui lui est inhérente, la pratique du repas du Seigneur était indissociable d’un état d’esprit adéquat. Les fêtes commémoratives de l’œuvre de Dieu dans l’histoire ont un sens qui dépasse le simple souvenir. Elles impliquent chacun de ceux qui y participent à se positionner personnellement face à ce que Dieu, dans Sa grâce, a fait pour lui. Qui ne vit ses commémorations que comme une tradition formaliste ferait mieux de s’abstenir. Car, disent les prophètes, c’est faire injure à Dieu et provoquer Sa colère que de signifier par une tradition une réalité spirituelle de laquelle on ne tient par ailleurs nullement compte dans sa vie (Amos 5,21 à 24 ; Esaïe 1,13 à 17). Or, c’est là ce qui se produisait chez les Corinthiens.

Le premier reproche que fait Paul quant à la façon d’agir des Corinthiens, est de venir divisés à la table du Seigneur. Comme il l’a déjà souligné, participer au repas du Seigneur est un moyen pour le corps de Christ (l’Eglise) de rendre témoignage de son unité (1 Corinthiens 10,17). Tout le début de l’épître de Paul à ses frères de Corinthe témoigne que tel n’était pas le cas. Des factions rivales déchiraient l’Eglise et des frères mettaient en procès d’autres frères devant des incroyants (1 Corinthiens 1,11-2 ; 6,1). Si Paul déplore cet état de fait, il y voit cependant une nécessité inévitable. Il y a et il y aura toujours des scissions qui se produiront dans les Eglises. Elles sont, d’une certaine façon, le moyen que Dieu utilise pour faire le tri entre ceux qui sont fidèles à Dieu, Sa Parole, Son enseignement, et les autres. Si l’unité dans les Eglises ne sera jamais parfaite ici-bas, il convient cependant qu’au moment où les enfants de Dieu la célèbrent par le repas du Seigneur, ils ne mentent pas sciemment à son sujet.

Le second reproche que Paul formule à l’encontre de ses frères de Corinthe touche à leur comportement lors du repas fraternel où se prenait la Cène (le repas du Seigneur). Au lieu d’être un moment convivial de partage, ce repas donnait cours aux pires excès de la chair et de l’égoïsme. Les uns se dépêchaient de manger leur propre dîner goulûment, assis à côté d’autres qui avaient faim parce qu’ils n’avaient pas les moyens d’apporter quelque chose. D’autres buvaient plus que de mesure, s’approchant de la table du Seigneur dans un état d’ébriété avancé. Alors qu’elles avaient pour but de manifester l’amour fraternel, les agapes de Corinthe étaient devenues des rassemblements où chacun se montrait sous son pire aspect. Or, rappelle Paul, l’Eglise n’est pas le lieu où chacun se comporte comme s’il serait chez lui. L’Eglise est la maison de la communauté, l’endroit où la famille de Dieu se rassemble dans sa diversité. Nul dans l’Eglise ne devrait être mis de côté ou se sentir honteux de ce qu’il est. L’Eglise est le lieu où les clivages sociaux ne doivent plus avoir cours, où ce qui manque à l’un est fourni par l’autre. Venir à la table du Seigneur dans un esprit qui n’est pas communautaire, c’est faire injure à Celui qui est mort pour rassembler les enfants de Dieu dispersés en un seul corps (Jean 11,52).

Pour être dans l’esprit qui doit prévaloir lors du repas du Seigneur, rien de tel que de nous transporter au moment où Jésus le célébra avec Ses disciples. Cette connaissance des faits qui se produisirent à cet instant précis, Paul affirme l’avoir reçu, non par une transmission orale, mais par une révélation directe du Seigneur. Aussi, bien que n’étant pas présent physiquement ce jour-là, c’est malgré tout avec l’autorité d’un témoin que Paul s’adresse aux Corinthiens et les enseigne à ce sujet. Ce que Paul a reçu du Seigneur corrobore les récits de l’Evangile. La nuit où il fut livré, alors qu’Il prenait Son dernier repas avec Ses disciples, Jésus prit le pain qui se trouvait sur la table. Après avoir rendu grâce à Son Père pour cette nourriture, Il le rompit. Puis Il commenta le geste qu’Il venait de faire pour en donner la signification symbolique à Ses disciples. « Ceci, dit-il, est Mon corps qui est pour vous ; faites ceci en mémoire de Moi. » Le moment est plus que solennel. Il est le prélude, l’annonce ouverte de la part du Seigneur du drame qui va se produire sous peu. Chacun est ici placé face à lui-même et au prix que le Fils de Dieu, dans Son amour, est prêt à payer pour Son rachat. Après ce premier geste, le dîner se poursuivit. Jésus, pour autant, n’en avait pas fini avec la symbolique du mémorial qu’Il voulait que Ses disciples perpétuent jusqu’à Son retour. Avant de se séparer, Jésus prit une coupe dans laquelle se trouvait du vin. Puis Il dit à Ses amis rassemblés autour de Lui : « Cette coupe est l’alliance nouvelle en Mon sang ; faites ceci en mémoire de Moi, toutes les fois que vous en boirez. » Si le premier geste n’avait pas été compris, il n’y avait, pour les disciples pétris de culture judaïque, plus d’ambiguïté possible sur le sens de ce qui allait advenir de Jésus. Tous les sacrifices et les holocaustes qui rendaient jadis le peuple de Dieu propice à son Dieu venaient du sang versé d’un animal. Ici, Jésus, dit que c’est Son propre sang versé qui va désormais jouer ce rôle pour eux. Jusqu’au jour où Christ reviendra dans Son règne, la communauté de Ses rachetés se doit de ne jamais oublier le prix qu’a payé son Maître pour sa rédemption. C’est dans ce but que, comme s’ils y étaient, les disciples de Jésus de toutes les générations prennent le repas du Seigneur, font les gestes que le Maître a fait et redisent les mots qu’Il a prononcés à cet instant-là.

Même si cela s’est produit il y a des siècles, nous sommes, au moment où nous prenons la Cène, assis à table avec Jésus. Dans quel état d’esprit sommes-nous ? Paul nous invite à nous examiner ! Avons-nous conscience de la gravité, du sérieux, de la symbolique et de la portée qu’a l’événement pour notre Seigneur et pour nous ? Ne nous trompons pas nous-mêmes ! N’imaginons pas que, parce le corps de Christ a été brisé et Son sang a été versé, le péché soit désormais pour lui chose sans importance. Ayons, au contraire, le cœur rempli d’effroi à l’idée que ce sont nos fautes, nos iniquités qui ont exigé de Lui une telle rançon ! Quiconque, prenant la Cène, ne se solidarise pas avec le Maître dans le jugement qu’Il a subi pour Son salut, n’est pas digne d’y participer. L’examen de soi auquel nous appelle l’apôtre a un but : que, de nouveau, nous saisissions dans nos vies toute l’horreur, tout le prix qu’a coûté pour notre Seigneur le péché. Que la repentance à la table du Seigneur jaillisse de nos cœurs de manière à ce que la joie de l’obéissance et de la communion retrouvée soit de nouveau le moteur de nos vies !

Ayant pris la grâce coûteuse de Dieu pour leur salut trop à la légère, les Corinthiens ne doivent pas s’étonner des conséquences dramatiques qui les atteignirent : grand nombre de malades, décès inattendus de plusieurs… On ne peut se moquer de Dieu ! Ce qu’un homme sème, il le récolte sûrement. Si nous nous jugions nous-mêmes, dit Paul, le Seigneur n’aurait pas besoin de le faire. Le châtiment de Dieu ne nous atteint que parce que nous refusons l’autodiscipline qui nous l’aurait épargné. Par Ses jugements, le Seigneur n’a en vue pour nous que la même passion qui L’a conduit à la croix : notre salut. Il nous sauve de nous-mêmes pour que nous n’ayons pas à périr condamnés, comme les pécheurs hostiles à la repentance et à Sa grâce. Que les Corinthiens reviennent à la raison ! Qu’ils se souviennent de l’esprit qui est la source de la tradition que le Seigneur a instaurée et qu’Il a appelé Ses disciples à perpétuer ! Que dans ce moment destiné à commémorer l’amour infini de leur Maître pour eux, toute marque d’égoïsme soit bannie ! Qui dit : « J’aime Dieu » et ne fait pas preuve d’amour envers son frère est un menteur (1 Jean 4,20).



[1] L’éthique de l’Ancien Testament : Christopher j. h. Wright : Editions Excelsis
[2] La Bible annotée : NT3 : Les épîtres de Paul : Editions P.E.R.L.E.

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